Parisine - Parisienne
Auteur
ROPS Félicien
Dessinateur
; D'après
Auteur
BERTRAND Albert
Graveur
Date
1867 : Terminus post quem
Auteur
VOS Charles
Éditeur
Numéro d'inventaire
G E0848.1
Autre(s) numéro(s)
Exsteens : 848
; Ramiro : -
; Mascha : 590
; Rouir : -
; Musée - Ancien inventaire : 299 bis/ 848
; Musée - Ancien inventaire : G 36
Domaine
Gravure
Mesures
Feuille - Hauteur en cm : 74,2
; Feuille - Largeur en cm : 55
; Cuvette - Hauteur en cm : 65
; Cuvette - Largeur en cm : 41,5
; Image imprimée - Hauteur en cm : 57,8
; Image imprimée - Largeur en cm : 37,8
Légende
Albert Bertrand, Parisine ou Parisienne (4ème état), après 1867, eau-forte retouchée à l'aquatinte et à la pointe sèche sur papier vergé d'après le dessin de Félicien Rops, 74,2 x 55 cm. Musée Félicien Rops, Province de Namur, inv. G E0848.1.
Collection / Propriétaire
Province de Namur
Statut
Non exposé
Commentaire
En 1867, parait la dixième œuvre littéraire des frères Jules et Edmond de Goncourt : "Manette Salomon". Véritable plongée au cœur du Paris artistique des décennies précédentes, ce roman raconte entre autres l’histoire de Naz de Coriolis, un artiste dont la chute est amorcée par sa rencontre avec Manette Salomon, une jeune parisienne qui deviendra successivement son modèle, sa maitresse, la mère de son enfant et son épouse. Traitant de la quête de modernité dans l’art et de la figure de la femme fatale, l’ouvrage ne rencontre cependant ni son public, ni les louanges de la critique, au grand dam des Goncourt. Seuls quelques-uns apporteront leur soutien, notamment Félicien Rops qui fréquente les deux frères depuis 1866 et qui retrouve dans ce roman les grandes thématiques qui habiteront son art. En mars 1868, il leur écrit : « Je voudrais vous remercier du plaisir que m’a fait éprouver la lecture de votre beau livre : Manette Salomon, je vous prie d’accepter l’étude Parisienne que je vous envoie ».
Cette étude, réalisée quelques mois plus tôt, est un dessin au fusain que les frères décriront dans leur célèbre "Journal. Mémoires de la vie littéraire" : « Rops, qui nous a envoyé le dessin d’une fille du plus artistique style macabre portant cette dédicace : À MM. Edmond et Jules de Goncourt, après Manette Salomon, vient nous voir. Un étrange, intéressant et sympathique garçon. Il nous parle spirituellement de l’aveuglement des peintres à ce qui est devant leurs yeux, et qui ne voient absolument que les choses qu’on les a habitués à voir : une opposition de couleur par exemple, mais rien du moral de la chair moderne. Et Rops est vraiment éloquent, en peignant la cruauté d’aspect de la femme contemporaine, son regard d’acier, et son mauvais vouloir contre l’homme, non caché, non dissimulé, mais montré ostensiblement sur toute sa personne »
Exposée dans la chambre de Jules jusqu’en 1896-1897, "Parisienne" est achetée puis vendue par l’anversois Charles Mendiaux en 1899 aux musées royaux des Beaux-Arts de Belgique et y est conservée depuis lors. Elle est cependant connue grâce au travail de reproduction du graveur Albert Bertrand qui en a tiré plusieurs eaux-forte, éditées par Charles Vos à Bruxelles et dont 7 états de gravure sont connus. Reprise au catalogue raisonné "L'Oeuvre gravé et lithographié de Félicien Rops" de Maurice Exsteens (1928), l'œuvre est passée à la postérité sous deux noms : "Parisine" (proche du titre original, "Parisienne") et "Manette Salomon", un second titre erroné aujourd'hui abandonné.
[Rédigé par Thomas CLEEREBAUT, septembre 2026]
Personne(s) liée(s) ou représentée(s)
GONCOURT, de Jules & Edmond
Sujet(s) / thème(s)
Femme
; Modernité
; Café
; Robe
Lieu(x) représenté(s)
Paris
Exposition
Manet. Jamais vu Manet Musée des Beaux Arts de Tournai 12/12/2026 13/06/2027
Facettes
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